Les monuments historiques en Pays Diois

Parce que forcément le patrimoine légué par nos ancêtres est à mettre à l’honneur pour le préserver…
Il reflète l’histoire de ces terres laborieuses. Alors ici, pas de Château de Versailles… et c’est promis vous ne ferez pas la queue à la billetterie…
Profitez de l’harmonie de ces pierres savamment taillées dans leur écrin sauvage de montagne et du dur labeur qu’elles nous racontent.

1 – LA TUNE DE LA VARAIME : l’un des plus intéressants ensembles d’art rupestre des Alpes

La Tune, appellation locale pour désigner une grotte, s’ouvre à 1400 mètres d’altitude au pied de la falaise de la Varaime. Au-dessus de Boulc, les parois de cette grotte ornée arborent un millier de signes caractéristiques de l’art schématique linéaire qui remontent à la fin de la préhistoire. Cette grotte, utilisée comme bergerie du Néolithique à l’âge de Bronze, retrace six millénaires de notre histoire.

Visite hebdomadaire assurée des vacances de Pâques à la Toussaint par des guides agréés. Les visites, sur rendez-vous, peuvent s’organiser pour des groupes constitués ou personnes seules qui se rattachent à des groupes de 6 personnes minimum – 2h15 aller/retour. Réservations au 06 83 07 29 22.  

2 – LE CHÂTEAU DE LA CHARCE, un bel exemple de l’architecture de la Renaissance

Construit au XVIe siècle, flanqué de ses fenêtres à meneaux et de deux tours rondes, ce château dessine un rectangle imparfait, dont les éléments défensifs évoquent le contexte des Guerres de Religion : bouches à feu des tours, pont-levis protégeant le portail, ouvertures minuscules au rez-de-chaussée…

Visible uniquement de l’extérieur.

3 – L’HÔTEL DE VILLE de Châtillon-en-Diois, une façade peinte exceptionnellement conservée

Construit au début du XVIIe siècle, l’hôtel de ville possède deux façades remarquables par la présence d’enduits peints, probablement contemporains à sa construction. Ce décor, représentant un faux appareillage de briques souligné de bandeaux, orné de rinceaux, est encore bien visible aujourd’hui. Ces peintures murales sont exceptionnelles par leur datation, leur conservation en extérieur et leur composition sur l’ensemble du bâtiment.

Visible uniquement de l’extérieur.  

4 – L’ABBAYE DE VALCROISSANT, la sobriété architecturale au pied des falaises du Vercors

Le plan des monastères cisterciens remarquable par la simplicité d’ensemble et la pureté des lignes reste bien visible à Valcroissant, malgré ses nombreuses transformations. L’abbaye est fondée en 1188 par les moines de Bonnevaux et sa construction s’achève dans la première moitié du XIIIe siècle, ce qui explique la différence de style entre l’église construite en premier sous l’influence du roman méridional et le réfectoire déjà gothique. Elle adopte le plan traditionnel bernardin : un cloître au centre, entouré d’une église abbatiale avec quatre chapelles dont l’une est utilisée comme sacristie et des bâtiments monastiques. La taille des édifices est relativement réduite car l’abbaye, comptant une douzaine de moines, ne connut jamais de développement très important. Le site ruiné par les guerres de religion fût transformé en exploitation agricole, aujourd’hui également gîte d’étape.

Visite payante de mai à septembre et pendant les Journées Européennes du Patrimoine.  

5 – L’ÉGLISE DE GLANDAGE, des portails richement sculptés s’ouvrant sur le Haut-Diois

Ce petit village de montagne est dominé par le clocher quadrangulaire de l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XIIe siècle. A l’ouest, la façade se caractérise par le remploi d’un portail roman tardif du XIIIe siècle orné de têtes humaines. A côté de l’église, le porche de l’ancienne cure du XIe siècle, aujourd’hui mairie, présente également un élément en remploi sculpté. Trois personnages sont figurés : saint Pierre et saint Paul avec leur attribut, une clef pour le premier et une épée pour le second. Au centre le Christ en majesté tient un livre et donne sa bénédiction.

Accès libre.  

6 – LES REMPARTS DE DIE, seul monument romain conservé en élévation dans la Drôme

Après les premiers raids germaniques sur la Gaule, à la fin du IIIe siècle, un rempart est construit autour de Dea Augusta Vocontiorum. L’enceinte court sur 2 kilomètres de long avec une épaisseur de 3,6 mètres et une hauteur de 8 à 14 mètres. Une soixantaine de tours rythmaient son tracé, l’une d’elle est assez particulière : ses 7 pans sont uniques dans le monde romain !

Visible libre, télécharger le plan de visite de Die, ici.

7 – LA PORTE SAINT MARCEL DE DIE, unique au monde par l’ancienneté de sa voûte ornée

Construite en même temps que le rempart romain, vers l’an 300, elle devait sans doute s’appeler initialement « porte des Alpes » ou « porte d’Italie », mais un évêque du Ve siècle a été enterré à proximité et lui a laissé son nom. Sa partie tournée vers l’intérieur de la ville englobe la voûte d’un arc monumental du IIe siècle, qui a été démonté pierre par pierre pour être réinséré dans la fortification du IVe siècle. Cet arc est décoré de médaillons à fleuron, de têtes de taureaux, de centaures marins et de frises représentant une procession religieuse et la déesse Cybèle sur son char tiré par des lions.

Visible libre, télécharger le plan de visite de Die, ici.  

8 – LA CATHÉDRALE NOTRE DAME DE DIE, une montée au clocher qui embrasse Glandasse

Ancienne cathédrale Notre-Dame de l’Assomption du XIe siècle, démolie par les protestants et reconstruite au XVIIe siècle. La cathédrale conserve de l’église d’origine, un clocher porche de style roman avec des chapiteaux sculptés représentant des combats entre le bien et le mal. Le tympan présente un sujet rare à l’époque romane, la figuration du Christ crucifié, au lieu de celle du Christ glorieux.

Visible libre, télécharger le plan de visite de Die, ici. Montée au clocher possible uniquement à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine.

9 – LA MOSAIQUE DES 4 FLEUVES, une énigme non élucidée

A l’intérieur de la chapelle saint Nicolas du palais épiscopal, la mosaïque médiévale est une exception. Enigmatique, quatre têtes crachent l’eau des quatre fleuves du paradis et de nombreux éléments symboliques y délivrent des messages à l’interprétation délicate. Toujours aussi rare, la chapelle est la seule en France à posséder des papiers peints du XVIIIe siècle classés au titre du mobilier historique. Imprimés au pochoir, les motifs se répètent et se chargent d’une profusion animale et végétale. Sur la façade de l’évêché, un autel antique en pierre taillée commémore les sacrifices de taureaux, en l’honneur de la déesse Cybèle chère aux romains.

Visite possible, toutes les informations ici.  

10 – LE TEMPLE PROTESTANT DE DIE et sa porte monumentale

L’église réformée de Die, ancienne chapelle des Jésuites du XVIIe siècle, fût rachetée par les Protestants en 1827. Cet édifice massif conserve une chaire et une porte à deux vantaux style Louis XIV, tous deux classés.

Visible uniquement de l’extérieur, télécharger le plan de visite de Die, ici.