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Beaucoup de lieux sont propices
à l'observation de la flore, nous en avons choisi un qui,
certes n'est pas méconnu, mais reste le secteur incontournable,
car qui ne connaît pas le Vallon de Combeau
et son tapis de fleurs printanières.
Ci-dessous, nous vous emmenons donc à la
découverte des fleurs sur la commune de Treschenu-Creyers. |
ATTENTION
Beaucoup de fleurs
sont protégées par la loi,
ne les cueillez
pas.
De plus, toute cueillette
dans le vallon de Combeau et dans la Réserve naturelle
des Hauts Plateaux
du Vercors est interdite.
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| Les précoces (balade
dans le haut du vallon de Combeau, fin avril début mai) |
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Alors que dans les vallées les prés ne sont pas encore
fleuris, et que s’éternisent les premières fleurs
de sous-bois (primevères et violettes), les précoces,
bravant le gel nocturne et les dernières giboulées de
neige, bénéficient de l’humidité apportée
par la fonte et s’ouvrent aux premières chaleurs. Elles
se sont préparées durant tout l’hiver pour fleurir
en hâte, coloriant l’herbe rase de touches fines et discrètes. >
crocus - primevère officinale ou « coucou » - jonquille
- scille à deux feuilles - renoncule des pyrénées
- pulmonaire |
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| Les élégantes
(balade dans le vallon de Combeau, le long de la route, en juin) |
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En juin, le vallon de Combeau est à
son apogée. Les fleurs, toutes plus élégantes
et colorées les unes que les autres, foisonnent. La composition
des parterres de fleurs varie selon l’humidité, la pente
et la nature plus ou moins caillouteuse du sol et aussi selon les
différents travaux agricoles (dates de fauche ou de mise en
pâture). Au bord de la route, les plus belles fleurs, trop cueillies,
régressent. >
narcisse - centaurée des montagnes - trolle - lis de saint
Bruno - lis martagon - gentiane à feuilles étroites |
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| Les orchidées montagnardes (montée
à la crête de Jiboui, entre mi-mai et mi-juin |
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Chacune est un petit bijou, en couleur,
en finesse, en parfum. Associées aux élégantes,
elles s’égrènent dans les alpages en de vastes
guirlandes colorées.
> Orchis sureau
: c’est l’orchis le plus abondant. Il présente
la particularité de pouvoir être de deux couleurs différentes,
soit rose à points jaunes, soit jaune à points roses.
> Orchis globuleux
: il apparaît comme une boule rose a sommet d’une tige
vert jaunâtre, garnie de feuilles dressées.
> Orchis moucheron
(ou orchis moustique) : il se reconnaît à sa longue grappe
de fleurs roses munies d’un long éperon et son odeur
est très agréable.
> Orchis mâle
: il se distingue du précédent par sa couleur plus foncée,
ses fleurs plus grandes et plus espacées, son absence d’odeur. |
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| Les estivales (balade en été
entre Bénevise et Archiane) |
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Le sentier serpente entre prairies et
taillis clairs où se mêlent pins, chênes et hêtres,
sur un sol sec et caillouteux tapissé de plantes aux affinités
méditerranéennes comme la lavande. >
Coronille variée : plante rampante
de la famille du trèfle qui se fait remarquer par ses grosses
fleurs panachées de blanc, rose et violet, regroupées
en boule.
> Globulaire à feuilles
en cœur : c’est une petite
boule bleue au bout d’une tige nue qui pousse dans les lieux
secs et rocheux.
> Catananche bleue
(ou cupidone) : cette fleur bleue, en haut d’une longue tige,
intrigue. Peu connue et généralement absente dans les
guides de fleurs en raison de son caractère strictement méditerranéen,
elle est commune dans les prés secs de la vallée. Sous
la fleur, les bractées translucides bruissent au moindre toucher.
> Origan
: il se reconnaît à son odeur agréable et à
la couleur violacée de toute la partie supérieure de
la plante, alors que ses fleurs roses sont plutôt discrètes.
C’est une plante médicinale, cultivée dans le
Diois notamment, utilisée comme aromate pour les pizzas. |
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| Les forestières (en
été, balade au frais dans les forêts montagnardes) |
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Les rameaux fournis des hêtres
et des sapins jetant leur ombre sur la forêt, limitent la sécheresse
au sol mais accaparent l’essentiel de la lumière. En
bordure de chemins, les forestières s’avancent à
la recherche de quelques rayons de soleil.
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Digitale jaune : ses fleurs, profondes,
sont très toxiques et contiennent
de la digitaline, utilisée pour tonifier le cœur.
> Buphtalme œil de
bœuf : c’est une «
marguerite » entièrement jaune très commune le
long des chemins. Il était appelé à tort arnica
et utilisé comme tel pour soigner les coups et traumatismes.
> Mélampyre des
bois : ses fleurs sont entièrement
jaunes, toutes tournées du même côté, et
ce sont les bractées (feuilles supérieures) qui sont
violettes.
> Epilobe à feuilles
étroites (ou laurier de saint
Antoine) : c’est la spécialiste des coupes forestières
en terrain frais, où elle porte ses grandes grappes roses à
plus d’un mètre du sol. |
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| Les arbustes forestiers (le
long des chemins, en dessous de 1500 m d’altitude) |
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Ils accompagnent pins, chênes,
hêtres et buis, dans les taillis à faible valeur économique.
> Cytise aubour
: en juin, ses longues grappes de fleurs jaunes vous feront penser
à celles de l’acacia, mais n’y goûtez pas,
elles sont, comme tout l’arbre, très toxiques. Ses feuilles
ressemblent à celles d’un trèfle.
> Amélanchier
: sa capacité à repartir par la souche lui permet de
se développer dans les éboulis, malgré les pierres
qui cassent racines et tiges en dévalant les pentes. Ses fleurs
blanches apparaissent en avril-mai, en même temps que les feuilles.
> Camerisier :
c’est ici le plus commun des chèvrefeuilles où
fleurs et baies sont soudées par deux. Les fleurs sont jaunâtres,
les baies rouges.
> Cornouiller sanguin
: vous le reconnaîtrez à ses feuilles aux nervures qui
convergent vers la pointe, à ses rameaux rougeâtres,
à ses fleurs blanches et à ses fruits noirs dont raffolent
les oiseaux.
> Viorne lantane
: très commune, elle se reconnaît à l’aspect
duveteux de ses feuilles et de ses rameaux souples. Ses fleurs blanches
apparaissent en groupe à l’extrémité des
branches en juin. |
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| Les raretés |
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Sabot de Vénus : cette magnifique orchidée, sans
doute la plus convoitée de France, est relativement abondante
à Treschenu-Creyers. >
Tulipe australe : La fleur est jaune, avec une coloration orangée
à l’extérieur des pétales. Très
rare en France, elle se rencontre en juin dans les pelouses des hauts
plateaux du Vercors. Avec le tétras-lyre, elle est l’emblème
du Parc naturel régional du Vercors. >
Campanule en thyrse : comme pour toutes les campanules, ses
fleurs ont une forme de clochette mais, contrairement aux autres,
chez elle, elles ne sont pas bleues mais d’un blanc jaunâtre.
Elle pousse dans les pelouses des crêtes de Combeau. >
Grassette, plante carnivore : sa fleur est violette et s’épanouit
en juin mais la grassette se reconnaît tout l’été
grâce à ses feuilles vert tendre, enroulées sur
les côtés et gluantes. Les insectes qui se posent sur
celles-ci se retrouvent collés et se font digérer lentement
par des bactéries spécialisées. On la trouve
le long de la route de Combeau, aux endroits humides. |
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