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Région de transition, le Diois est une mosaïque d’éléments écologiquement et bio-géographiquement contrastés. Quelques kilomètres à vol d’oiseau font passer du castor et du héron cendré des bords de Drôme au chamois et à l’aigle royal des falaises de Glandasse, ou encore de la fauvette passerinette méditerranéenne au lagopède habitant des toundras du Groenland.







Pour le biologiste ou l’amateur confirmé, cette diversité offre d’excitants thèmes d’études. Pour le simple curieux de nature, elle offre d’avantage d’observer sur quelques cantons, et souvent même sur une seule commune, des espèces que bien souvent on doit aller chercher dans des régions différentes.  
Vous pourrez donc essayer (car les animaux sont rusés et ne se montrent pas toujours!) de les observer dans différents lieux du Diois.
Voici quelques éléments transmis par des spécialistes ou trouvés dans divers documents donnant des explications sur les espèces, les lieux où les voir ...
 
   
Jean-Pierre Choisy, passionné par les vautours fauves  
   


"En dépit de déplacements qui peuvent atteindre plusieurs dizaines de kilomètres, c'est sur la commune de Chamaloc que les vautours fauves du Diois ont actuellement leur "port d'attache" : plusieurs années en volière les ont familiarisés avec les lieux, leurs congénères encore captifs contribuent à les y attacher et les charniers alimentés à proximité leur y assurent une alimentation plus régulière que les charognes qu'ils peuvent trouver en écumant le Diois et le sud du Vercors.


Deux sites sont particulièrement favorables à l'observation :
- Chamaloc site haut : le versant méridional du Col de Rousset
Pendant la majeure partie de l'année, c'est de la route montant au col de Rousset qu'on a le plus de chances d'observer voler des vautours, surtout devant les falaises à l'est du tunnel.
- Chamaloc site bas : le défilé entre le village et Die
A la mauvaise saison, surtout par temps froid et vent faible ou nul, le meilleur site d'observation devient le défilé entre Die et Chamaloc

Le meilleur moment pour les voir :
Avec un vent soutenu, les vautours peuvent voler dès les premières lueurs de l'aube et encore le faire en fin de journée. Mais la période généralement la plus favorable au vol s'étend du milieu de la matinée à celui de l'après-midi.

Jean-Pierre Choisy lance un appel pour le suivi des vautours : "depuis l'installation d'un noyau de population à Chamaloc, je concentre mon effort de suivi, pour étudier la formation de couples, la nidification, les effectifs sur les reposoirs ... mais la connaissance de la fréquentation du Diois, du Vercors et des pays les encadrant dépend en grande partie de la coopération d'un maximum d'observateurs bénévoles ou occasionnels, qui me transmettent leurs observations par lettre, téléphone ou mail. Donc n'hésitez pas à me contacter pour toute observation au 04.75.21.34.39 ou jean-pierre.choisy@pnr-vercors.fr "

 
   
Le bouquetin  
   

En 1989 et 1990, un programme de réintoduction a été conduit par le Parc Naturel Régional du Vercors. Seize femelles et douze mâles provenant du Parc de la Vanoise ont été lâchés dans le Cirque d'Archiane.
En 2006, on compte 300 bouquetins sur ce secteur et sur la bordure orientale du Vercors.
Il faut savoir que le bouquetin est un ruminant robuste et puissant. Sauvage, il reste néanmoins observable, surtout au printemps et à l'automne .
N'hésitez pas à aller faire un tour du côté d'Archiane et peut-être aurez-vous la chance d'en voir quelques-uns!
 
   
Les marmottes  
   
S'il fallait caractériser l'animal, il suffirait d'écrire, sans doute : sifflement, tant ce seul terme suffit pour signaler la présence de l'animal dans son milieu alpin. Autrefois, largement présente dans le Vercors, la Marmotte ne subsistait, ces dernières années, que par quelques petites populations, principalement au dessus de Villard de Lans. Des lâchers clandestins, puis des réintroductions officielles ont permis aux populations d'accroitre leur aire de répartition sur les hauts plateaux, avec deux noyaux principaux, Villard de Lans, Château Bernard, St Andéol et Chichilianne, Vallon Combeau. Ces réintroductions dont le succès n'est, peut-être, pas totalement acquis, sont l'œuvre de la F.R.A.P.N.A. avec le concours financier du Parc naturel régional du Vercors.
Dans le Diois, vous pouvez donc essayer d'en 'entendre' et d'en voir au Vallon de Combeau. Elles sont bien établies après la cabane de l'Essaure dans la zone bordant le chemin juste après le Col du Creuson, en allant vers Chamousset. Mais attention, les marmottes sont plus actives le matin avant midi. Sachant qu'il faut compter environ 2h de marche pour se rendre sur le site, cela exige donc un lever très matinal.
 
   
Les chamois  
   


La silhouette de l'animal est devenue coutumière aux montagnards et ne peut prêter à confusion. Seule la distinction à distance des sexes est affaire quasi de spécialistes. Depuis les temps les plus reculés, le chamois parcourt le Vercors, mais, il y a une vingtaine d'années, le déclin de la population était devenu tel, qu'il fut décidé de fermer la chasse durant 10 années consécutives. Cette décision fait qu'aujourd'hui le cheptel est estimé à environ 500 têtes ce qui représente une densité relativement faible de 1 à 2 chamois pour 100 ha.

Les chamois du Vercors sont souvent en forêt et sur les barres rocheuses, essentiellement dans les étages montagnards et subalpins. Dans le Sud du Vercors, voir des chamois parmi les chênes pubescents et les buis, même à la belle saison, n'est pas quelque chose d'extraordinaire.
L'approche du chamois demande très souvent de se lever de bonne heure et d'effectuer de longues marches dans les pelouses alpines, les pierriers, les forêts. Méfiant il ne se laisse pas approcher facilement et les jumelles deviennent alors un indispensable accessoire pour l'observer.
Une petite piste pour essayer de les apercevoir au Col de Rousset : avant le tunnel (en venant de Die), en suivant le GR93, prendre soit la direction du col naturel et du But Sapiau, soit la direction des rochers de Chironne.
 
   
Bien autres animaux sont observables, dans tout le Diois : rapprochez-vous des cours d'eau pour trouver les traces de grignotage laissées par les castors ou les mares piétinées par les sangliers.

Beaucoup d'endroits sont encore sauvages, ce qui permet aux animaux de vivre en toute tranquillité.
Donc si vous en croisez, observez-les à distance mais ne tentez-pas de les approcher de trop près, pour leur tranquilité et pour permettre à d'autres de pouvoir profiter du spectacle.